L’élimination du CO2 par des méduses

Posté le 24 février 2014 par

Titre d’origine : ‘Organismes apparentés aux Méduses – Ils élimineraient le dioxyde de carbone des eaux de surface des océans’.

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Biomasse de méduses et apparentés à 20 m de profondeur dans la mer Méditerranée. Photo de Veronica Fuentes.

Lorsque le dioxyde de dioxyde de carbone de l’atmosphère se dissout dans l’eau de mer, les organismes marins comme le plancton peuvent le convertir en dioxyde de carbone organique et autres composés organiques grâce à la photosynthèse. Les méduses pélagiques et tuniciers mangent ce plancton, donc consommant le dioxyde de carbone. Quand ils meurent et tombent au fond de la mer, ils apportent avec eux le dioxyde de carbone consommé, et aident ainsi à l’élimination du dioxyde de carbone des eaux de surfaces. Ils déposeraient sur les fonds marins ce dioxyde de carbone où il pourra soit être consommé par d’autres organismes ou simplement stockées dans les eaux profondes.

Cela signifie que le taux de dioxyde de carbone pouvant être dissous dans les océans est en fonction d’où et à quelle profondeur ces organismes meurent et se décomposent. Augmenter le nombre de ces organismes pourrait ainsi aider à atténuer le niveau de dioxyde de carbone aux endroits où il existe un problème de niveaux élevés de dioxyde de carbone.

Bien que les scientifiques savaient que cette « gelée de dioxyde de carbone » coulait au fond de la mer, ils ignoraient comment ce processus pouvait impacter l’environnement ou le changement climatique.

Une nouvelle étude de Dr. Mario Lebrato de Scripps Institution of Oceanography (San Diego) et ses collègues d’Allemagne, l’Espagne, l’Italie décrivent pour la première fois cette relation entre ces organismes type méduses, gavés en plancton riche en dioxyde de carbone, le climat et des variations environnementaux.

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Ici vous pouvez voir les sites d’échantillonnage, montrant l’étendu de la dispersion des ce « méduses ». Image de Lebrato et al.

En analysant onze années de données récoltées en mer, le Dr Lebrato et ses collègues ont pu démontrer que ce phénomène vu dans la Méditerranée, peut être lié aux variations climatiques dans les environs des sites d’échantillonnage. Leurs résultats permettront de mieux comprendre la façon dont ces « organismes type méduses » influencent le changement climatique et comment les flux de dioxyde de carbone varierons dans l’avenir.

« La vitesse d’abîme de cette gelée carboné composé de méduses apparentés est très élevée, au-delà de 1000 m par jour, ce qui signifie que le dioxyde de carbone arrive sur les plateaux continentaux et les fond marins très rapidement », a expliqué le Dr Lebrato.

Ce qui interpelle le Dr Lebrato, est que « ces phénomènes de gelée carbonés sont couplés aux variations climatiques dans la Méditerranée, signifiant ainsi que ces flux peuvent être prévisible. »

Actuellement, aucun des modèles climatiques prennent en compte cette « gelée de dioxyde de carbone », même s’il y a de plus en plus de preuves que ces animaux jouent un grand rôle dans la régulation de niveau du dioxyde de carbone dans les mers.

«L’ensemble de nos données démontrent une étendue de ces organismes tout le long de la plateforme continentale. C’est suffisamment de preuves pour prendre au sérieux ces organismes comme des acteurs majeurs dans le cycle du dioxyde de carbone », a déclaré le Dr Lebrato.

Vous pouvez lire l’étude complète ici : Sinking Jelly-Carbon Unveils Potential Environmental Variability along a Continental Margin.

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Jelly biomasse à 1300 m de l’océan Atlantique. Photo gracieuseté du Dr Mario Lebrato

Source : Tiré de http://marinesciencetoday.com/2014/01/07/jellyfish-like-creatures-remove-carbon-from-ocean-surface-waters/#ixzz2qrV8UJM0

Écrit par Emily Tripp Janvier 7, 2014 Marine Life, la vie marine, traduit pour Récifal News par Bubu1er

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