Démarrage d’un 130 l Aquascaping Iwagumi

Posté le 26 juillet 2016 par

La beauté des aquariums crées par Takashi Amano ne m’a pas laissé de marbre, réels tableaux vivants, l’envie d’en avoir un chez soi a été la plus forte. Me voici donc lancé dans l’aventure de l’aquascaping. Le choix du style Iwagumi, littéralement « composition rocailleuse », s’est fait par coup de coeur : les contrastes entre roches grises et le vert vif des plantes, la disposition du décor, la sensation de bien-être qui en dégage sont autant de points qui m’ont fait opter pour ce style d’aquascaping. L’aquarium dédié fait 130L et a pour dimensions 80*40*40 cm.

Matériel utilisé

  • Cuve de 130 l 80 *40 * 40 cm
  • 20 kg de quartz noir
  • 5 roches seiryu pour un pour un poids total de 10kg
  • Eclairage LED fait maison 18*3 W, mélange de blanc chaud (6500 °K) et froid (15000 °K)
  • Filtre externe Eheim Ecco 2236 (600 l/h) + 1 l de zéolite + perlon + mousse bleu
  • Chauffage Eheim Jagger 100 W
  • Système CO2 Dennerle
  • Seachem Flourish
  • Seachem Excel

Plantes

  • Utricularia graminifolia (4 portions in vitro)
  • Hydrocotyle sp. Japan (2 portions in vitro)

Le choix du substrat fait souvent débat. J’ai opté pour un simple sable de quartz noir qui a l’avantage d’être très bon marché et propre à l’achat contrairement à d’autres sables qui nécessitent de nombreux lavages avant d’obtenir une eau cristalline. De plus, le principal inconvénient du quartz est son côté abrasif, qui ne pose pas problème dans mon cas car souhaitant une plantation qui recouvrira tout le sol, je ne mettrai pas de poissons de fond. Afin d’apporter les éléments nutritifs nécessaires aux plantes, les ajouts Seachem Excel et Flourish compensent le fait que le quartz n’en comporte aucun.

L’éclairage fait aussi l’objet de nombreuses discussions. D’un côté la « vieille école » soutient le fait que les LED ne conviennent pas au développement correct des plantes car elles possèdent en général un spectre assez réduit. Étant conquis par les LED en récifal, j’ai donc pris le pari d’utiliser un mélange de LED blanc chaud (6500 °K) pour la croissance des plantes et froid (1500 °K) pour le rendu plus « blanc » sur ce projet.

Phase de démarrage : méthode « dry start »

Suite à de nombreuses recherches sur l’aquascaping, j’ai découvert la méthode de démarrage« dry start ». Cette méthode consiste à lancer l’aquarium en laissant les plantes émergées tout en gardant une hygrométrie maximale. Pour cela, il faut tout d’abord réaliser le hardscape, correspondant à la mise en place du sable et des roches qui serviront de base du décor. S’en suit la disposition des plantes, puis l’ajout de l’eau jusqu’à la limite de la couche de sable. Enfin, le bac est recouvert de cellophane (ou tout autre dispositif pouvant fermer le plus hermétiquement possible la cuve). Pendant 4 à 8 semaines, il faut veiller à ce que l’air reste saturé en vapeur d’eau à l’intérieur du bac et éviter que les feuilles ne sèchent. Pour cela, vaporiser régulièrement. La fréquence nécessaire d’arrosage varie selon la température ambiante et la taille de l’aquarium. Dans mon cas, je vaporisais de 2 fois par jour à une fois tous les 2 jours.

Le Hardscape

La mise en place du décor commence par la disposition du premier sac de 10kg de sable formant la couche de base du sol. J’ai ensuite procédé à l’agencement des roches. La règle essentielle en Iwagumi est qu’elles doivent être en nombre impair. J’ai donc opté pour 5 roches, dont une plus massive servant de point de focalisation du regard. Celle-ci ne doit pas être centrée sur le bac afin d’augmenter la perspective de la cuve. J’ai également disposé une des roches de manière isolée sur la droite afin d’y mettre un peu de relief et également ajouter une impression de perspective. Les 10 autres kilogrammes de sable sert à créer un dénivelé entre les roches et les disposer sur différents niveaux.

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Les plantes sont ensuite disposées en différents patchs afin qu’elles colonisent rapidement toute la surface de l’aquarium. Hydrocotyle sp. Japan est planté entre les roches sur la partie gauche, tandis qu’Utricularia graminifolia formera un gazon uniforme sur le reste du bac.

hydrocotyle_japan_utricularia_graminifol

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Conclusion

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Voici le premier article d’une série consacrée au développement d’un aquarium 130L en aquascaping Iwagumi. Le choix de matériel a été effectué pour optimiser le budget alloué à l’aquarium. J’ai donc opté pour un substrat des moins chers complémenté de nutriments pour pouvoir équiper l’aquarium d’un système CO2 performant. En effet, la plupart des espèces de plantes utilisées en Iwagumi utilisent les nutriments présents dans l’eau par leurs feuilles et non par leurs racines comme d’autres espèces. A ce stade, je regrette uniquement le manque de sable pour élever d’avantage le décor.

Un prochain article traitera de la croissance en méthode de démarrage « dry start ».

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