Éleveurs de loisir pros du bouturage ?

Posté le 11 décembre 2016 par

La Fédération Française d’Aquariophilie, qui représente les clubs adhérents (et non les forums, groupes FB etc) a été consulté par le Ministère de l’écologie. En effet, l’administration cherche la position la plus « juste » à adopter face au commerce de boutures par les amateurs :

http://www.fedeaqua.org/c-est-la-loi/981-aquariophiles-pros-de-bouturage

On pourra souligner la position équilibrée et humble de la FFA qui admet que ses moyens sont limités et que la traçabilité des coraux doit commencer dès l’achat. Il est bien rappelé que le problème vient de la difficulté de distinction entre un  «établissement d’élevage » et « élevage d’agrément » au sens de l’arrêté du 10 août 2004, mais sans proposer d’élément d’aide à la décision.

Manifestement, l’absence de distinguo sur ce point entrave la saine circulation des boutures inhérente à la croissance des coraux dans nos bacs tout en couvrant les très très très rares aquariophiles ayant une activité de commerce non déclarée.

Il faut bien se rendre compte que si nous sommes coincés dans un tel statu quo, c’est parce qu’il y a longtemps eut une opposition manichéenne, opposant les particuliers au magasins. Chacun incriminant l’autre de ne penser qu’au profit, au détriment des intérêts des animaux.

A l’heure actuelle :

  • le besoin de source d’approvisionnement saine ne saurai être discuté, par cela on entend autant la collecte durable, la coraliculture et la vente en ligne et en boutique.
  • le manque de débouché pour les boutures issues de la croissance  est problématique, même au regard de la réglementation CITES qui interdit de tuer des individus d’espèces classées.
  • le processus d’attribution des capacitaire est considéré comme ubuesque par le plus grand nombre.
  • la situation réglementaire de chacun d’entre nous loin d’être enviable, les CITES et les certificats de cession étant une denrée bien trop rare.
  • l’appréciation de réglementation par l’administration peut être lourdement préjudiciable a des aquariophiles « malchanceux » (exemplemanœuvre à suivre).

Il est peut être temps que la sphère récifale web, qui regroupe beaucoup plus de membres que les simples clubs et qui est en relation quotidienne avec les professionnels, puisse parler d’une voie unie et proposer des solutions à même d’assainir et de pérenniser notre passion.

 

Source : FFA

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