Focus sur la Prostheceraeus Vittatus alias Planaire Blanche

Posté le 18 juin 2017 par

Il n’est pas rare de tomber sur des planaires et autres nudibranches lorsque l’on récupère des pierres vivantes de différentes localités. Les plus connues et redoutées sont les Pseudoceros Pericelis aussi appelées Planaires Léopard ou, bien évidemment, les dévastatrices Planaires d’acropora. Ici nous ferons un focus sur une planaire de nos côtes appelée Prostheceraeus Vittatus ou Planaire Blanche.

C’est lors de la mise en eau d’un nano aquarium que celle-ci s’est présentée. Les pierres étaient acclimatées chez un ostréiculteur local (Bretagne) pour maximiser les bactéries et la micro faune. Après quelques semaines ce petit « vers » pointe le bout de ses cornes.

Prostheceraeus vittatus

Dès lors, le questionnement de la nuisibilité et de l’origine de la Prostheceraeus Vittatus se fait sentir. Tout d’abord, il s’agit d’une planaire issue des zones Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord. Donc endémique à nos côtes et non tropicale. De plus, après quelques recherches, elle n’est pas reef safe, du moins sur le papier. Elle se nourrirait d’alcyonidés, en d’autres termes de coraux cuir, tel que le Sarcophyton par exemple.

Une fois isolée de l’aquarium, nous avons procédé à quelques tests avec différents colocataires durant la quarantaine :

  • Algues filamenteuses
  • Tectus Conus
  • Zoanthus
  • Lysmata Amboinensis

Prostheceraeus vittatus

Avec les algues filamenteuses, résultat infructueux: elle passe, elle tourne mais n’y touche pas. Dommage cela aurait pu être bien utile.

Prostheceraeus vittatus

Concernant le Tectus Conus, la Prostheceraeus Vittatus passe à côté, tourne autour sans l’attaquer. Plus de la curiosité qu’autre chose comparée à sa confrère léopard, qui elle, n’en aurait fait qu’une seule bouchée.

Au tour des Zoanthus maintenant: notre chère cobaye leur passe par dessus, toujours par curiosité mais n’a pas l’air friande de ceux-ci. Amenée plus par la curiosité que l’appétit.

S’en suit l’introduction de notre chère crevette, avec son caractère curieux, elle n’a pas manqué de lui sauter dessus pour voir ce qu’il en était. Et bien cela n’a pas raté: à peine touchée, la planaire s’est mise en position recourbée sur elle-même et a sécrété une substance blanchâtre qui, en un éclair, a tué tout ce qui était dans le petit pot de quarantaine.

En conclusion, cette planaire ne semble clairement pas reef-safe. Vous pourrez être amené à en avoir si vous faites de la captation d’eau de mer naturelle ou si vous acclimatez vos pierres directement dans un vivier ou autre.

Source :
Doris (Données d’Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la faune et la flore Subaquatiques)

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