Vlog #11 Sébastien : Gobiodon okinawae et Thor amboinensis

Posté le 10 août 2018 par

Introduction de Gobiodon okinawae et Thor amboinensis dans l’Innovative Marine Fusion Nano 10 et premier bilan du changement de matériel depuis le précédent Vlog. C’est jeudi, bienvenue dans ce nouvel article accompagnant la vidéo.

Dans le précédent épisode (Vlog#10) j’avais organisé une mise à jour majeure du matériel de mon nano, et bien pour le moment, c’est super positif. Tout ce petit monde fait bien ce pour quoi il a été prévu et j’avoue ne plus avoir à rajouter l’eau osmosée à la main et regarder les coraux sous bleu le matin et le soir c’est quand même super classe … surtout en 2018 !

Du vivant oui ! Mais adapté au nano.

 

Ne parlons plus de matériel et passons maintenant au vivant, car oui, il était temps de mettre en place une population adaptée à ce nano.
Historiquement l’aquarium a deux ans de vie et je n’avais jamais implanté de poisson dedans car ce projet de nano ne devait pas durer bien longtemps et je voulais faire un aquarium 100 % coraux et détritivores.
Mais, finalement comme celui-ci est bien lancé et que j’ai la place, j’ai décidé de le garder et donc d’ajouter une petite population avec un poisson et quatre crevettes.

Un nano dans mon bureau

Gobiodon Okinawae.

Pourquoi celui-ci et pas Histrio ? Tout simplement parce qu’il est jaune pétant, limite fluo et que l’aquarium est à deux mètres de mon bureau.
Si vous êtes observateur, vous aurez remarqué dans la vidéo que l’aquarium a changé de place pour venir à la gauche de mon bureau, c’est un régal pour les yeux !
Ce petit Gobiodon est super intéressant à observer car il se positionne aux aguets sur les coraux durs et il est observable tout au long de la journée. Pas farouche, il mange ce qui traîne, voire à la pince !

Gobiodon Okinawae en position

La durée de vie en aquarium est plutôt longue (quelques années … sauf quand il saute du bac) et il a bon caractère.
Il peut en revanche abimer quelques coraux à force de zoner toujours sur les mêmes et si en couple il peut nettoyer un corail pour y déposer les œufs.
Comme il est petit, il est fortement adapté sur un aquarium nano et passera la journée à vous observer entre deux ou trois points de stationnements différents.
Faciles à nourrir on peut les acclimater à la nourriture congelée et sèche très simplement.
Pour terminer, le prix est plus qu’abordable, entre 15 et 20 euros en fonction de la taille et du magasin.
Pour les curieux, celui-ci est originaire de l’océan pacifique occidental au sud du Japon et sur d’autres points tels que le sud de la grande barrière de corail etc.

Ricordea et Gobiodon Okinawae

Thor amboinensis

Les sexys crevettes, font partie de mes préférées et de très loin. Bon oui, cela ne se fait pas de faire du favoritisme, mais j’ai du mal à résister quand je les croise en magasin.
C’est la crevette parfaite pour les fans de nano. Petite, toute mimi, dans le même esprit de population adaptée à la taille de mon nano elles sont les candidates les plus réalistes.
Elles naviguent tout le long de la journée en groupe et là aussi depuis mon bureau c’est un plaisir de les voir changer de corail et vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Elles mangent de tout, de ce qui traîne dans la colonne d’eau à ce qui traîne au sol ou dans les Acroprocok et n’hésitent pas à sauter pour attraper quelques choses.
Le nourrissage à la pince est possible et permet de vérifier qu’elles s’alimentent bien avec du congelé et/ou du sec. Elles peuvent aussi stresser certains coraux durs, donc cela fait « parti » du jeu. S’il y a de la casse, il faut accepter ce problème qui peut advenir par stress et/ou boulottage de polypes.

L’acclimatation se passe super bien. Comme pour toute crevette il faut vérifier le pH dans le sac, la température et agir en conséquence, quand l’eau du sac de transport est aux valeurs de l’aquarium il est temps de faire le grand plouf.
La durée de vie des Thors est de quelques années et si vous avez pris le temps de sélectionner quelques femelles pour un mâle vous aurez la chance de pouvoir observer le comportement en reproduction, cependant l’élevage des larves est compliqué et nécessite de lourds équipements externes (voir cet article).

Pour différencier une femelle d’un mâle, il faut regarder si elles ont une barre blanche interrompue en forme de selle à cheval comme sur  la photo.

Thor amboinensis femelle

Quant au mâle, il faut regarder si celui-ci à une barre blanche continue au niveau du thorax.

Thor amboinensis male

Le rapport poids/prix est clairement défavorable pour cette petite crevette il faut compter aux alentours de dix euros par individus, soit ici, pour un cheptel de trois femelles et un mâle pas loin de quarante euros.

Conclusion

Comme je le dis dans cette vidéo et la précédente, ce n’est pas une action sponsorisée par le Grand Bleu. Ceci étant dit, vu la qualité d’emballage et avec – en mention spéciale – un emballage individuel pour chaque Thor et le petit bout de filet plastique pour le transport, on peut considérer que c’est une attention indéniable pour la tranquillité du vivant et donc une mission réussie.

La nuit tombe sur le nano!

Bref, tout s’est bien passé pour l’introduction du vivant et financièrement parlant pour ce trente litres la population de quatre crevettes et un poisson m’auront coûté soixante euros, plus le transport, pour peupler en une fois et pour quelques années ce nano apportant vie et animation quotidienne.
Si vous avez aimé ce nouvel épisode, n’hésitez pas à commenter et a venir partager avec nous votre expérience de peuplement d’aquarium récifal.
Je vous dis à très bientôt dans un prochain VLOG ;).

 

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